Charlemagne Peralte’s Call to Arms, Declaration of War | L’appel de Charlemagne Péralte aux armes et sa déclaration de guerre

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By Charlemagne Peralte
Haiti Chery

English | French

Translated from the French by Elena Razlogova and Kirill Razlogova

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Group photo with Charlemagne Peralte. The High Commander of the Haitian Revolution is the tall man in the center with a bow tie.

Call to arms

In 1918, Charlemagne Péralte issued the following call to arms.

People of Haiti!

Soon a day like the 1st of January 1804 will rise. For four years the Occupation has been insulting us constantly. Each morning it brings us a new offense. The people are poor and the Occupation still oppresses us with taxes. It spreads fires and forbids us to rebuild wooden houses under the pretext of keeping the city beautiful.

Haitians, let us maintain and follow the Belgian example [a reference of the resistance of Belgians against a German invasion during WWI]. That they burn down our cities does not matter because, as the epitaph of the great Dessalines tells us. the nation will rise as the cities vanish.”

The holy battle in the North is led by brave citizens. The South is only waiting for the right man to follow its wonderful example. Don’t worry, we have the arms. Let’s get rid of those savage people, whose beastly character is evident in the person of their President Wilson—traitor, bandit, trouble maker, and thief.

Die for your country.

Long live Independence!

Long live the Union!

Long live the just war!

Down with the Americans!

From Charles the Great Massena Peralte, High Commander of the Haitian Revolution

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Declaration of war

Peralte also wrote the following letter, which was a formal declaration of war against the US, and addressed it to the French Minister in Haiti.

Port-au-Prince

Honored Minister,

Despite the principles of international law usually adopted by civilized nations, and coming out of Great War in Europe, the American Government got involved in the internal affairs of the small republic of Haiti and imposed a rule whose approval by the Haitian Parliament was guaranteed enforced by military occupation.

We were ready to accept this rule and follow its obligations, despite the threat to our autonomy and the dignity of our free and independent people. But the false promises, given by the Yankees, when they invaded our land, brought in almost four years of continuous insults, incredible crimes, killings, theft and barbarian acts, the secrets of which are known only to Americans.

Today we lost patience and we reclaim our rights, rights, ignored by the unscrupulous Americans, who by destroying our institutions deprive the people of Haiti of all its resources and devour our name and our blood. For four years, cruel and unjust Yankees brought ruin and hopelessness to our territory. Now, during the peace conference and before the whole world, the civilized nations took an oath to respect the rights and sovereignty of small nations. We demand the liberation of our territory and all the advantages given to free and independent states by international law. Therefore, please take into consideration that ten months of fighting has been in pursuit of this aim and that our victories give us the right to ask for your recognition.

We are prepared to sacrifice everything to liberate Haiti, and establish here the principles affirmed by President Wilson himself: the rights and sovereignty of small nations. Please note, honored Consul, that American troops, following their own laws, don’t have any right to fight against us.

Dear Sirs, please, accept our distinguished salutations.

Signed by the High Commander of the Revolution

M. Peralte

followed by 100 other signatures

Par Charlemagne Peralte
Haiti Chery

Anglais | Francais

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Portrait d’une groupe avec Charlemagne Peralte. Le Grand Commandant de la Revolution Haitienne est l’homme au milieu qui porte une cravatte noire.

L’appel aux armes

Haïtiens!

Un jour semblable au 1er janvier 1804, se lévera bentôt.

Depuis quatre ans, l’Occupation nous insulte à tout instant. Chaque matin nous apporte une nouvelle offense. Le peuple est pauvre et l’Occupation le pressure sous les taxes. Elle répand les incendies et elle empêche aux gens de reconstruire leurs maisons en bois, sous prétexte d’embellissement de la cité.

Haïtiens, restons fermes. Suivons l’exemple de la Belgique! Qu’importe si nos villes sont brûlées! Ce n’est pas une vaine pensée que celle écrite sur la tombe du grand Dessalines: “Au premier coup de canon d’alarme, les villes disparaissent et la nation est debout.”

La sainte cause qui s’étend dans le nord, a pour chefs des citoyens de valeur. Le Sud attend seulement un homme pour suivre cet exemple sublime. Pas de danger, nous avons des armes. Chassons ces hommes sauvages, dont la sauvagerie est patente en la personne de leur président Wilson, traître, brigand, fauter de troubles, voleur.

Mourez pour votre pays

Vive l’Indépendance! Vive l’Union! Vive la guerre juste! A bas les Américains!

Charlemagne Masséna Péralte

Chef suprême de la Révolution en Haïti au Ministre Français Résidant en Haïti

Port-au-Prince

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Charlemagne Péralte

Déclaration de guerre

Monsieur le Ministre,

Contrairement aux principes généralement admis par les nations civilisées et aux règles du droit international, le Gouvernement américain, profitant de la grande guerre européenne, est intervenu dans les affaires de la petite république d’Haïti, en lui imposant une Convention dont une occupation militaire devait assurer la ratification par les Chambres haïtiennes.

Malgré les atteintes portées à notre autonomie et à notre dignité de peuple libre et indépendant, nous étions disposés à accepter cette Convention et à exécuter les obligations qu’elle comporte pour nous, mais les promesses fallacieuses faites per les Yankees en débarquant sur notre sol, se réalisent depuis tantôt quatre ans par des vexations perpétuelles, des crimes inouis, des assassinats, des vols et des actes de barbarie dont seuls dans le monde entier l’Américain a le secret.

Nous venons aujourd’hui, à bout de patience, réclamer nos droits méconnus, bafoués par l’Américain sans scrupule qui, détruisant nos institutions, dépouille le peuple haïtien de toutes ses ressources et se regorge de notre nom et de notre sang. Cruels et injustes, les Yankees ont depuis quatre ans promené la ruine et la désolation sur notre territoire. Aujourd’hui où, à la conférence de la Paix, des nations civilisées ont juré à la face du monde entier de respecter les droits et la souveraineté des petits peuples, nous réclamonts la libération de notre territoire et les avantages reconnus per le droit international aux Etats libres et indépendants.

Nous vous prions en conséquence d’observer que nous luttons depuis dix mois dans cet unique but, et que nos armes jusqu’ici victorieuses nous permettent de vous demander de reconnaître notre belligérance.

Nous sommes disposés à tous les sacrifices pour libérer le territoire haïtien et faire respecter les principes affirmés par le Président Wilson lui-même concernant les droits et la souveraineté des petits peuples. Et notez, Monsieur le Consul, que les troupes américaines, en vertu de leurs propres lois, n’ont nul droit de guerroyer contre nous.

Veuillez agréer, Messieurs [sic], nos salutations distinquées.

(s) Le Chef Suprême de la Révolution

M. Peralte

Suivent plus de 100 signatures.

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