Onze mois au lieu de trois semaines pour montrer que le choléra en Haïti provient du Népal

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Par Dady Chery

français | anglais

Traduit de l’anglais par Dady Chery pour Haiti Chery

Un Haïtien tient son enfant qui souffre du choléra à l’hôpital Sainte-Catherine au bidonville Cité-Soleil, à Port-au-Prince, le 12 Novembre 2010. Photo: St-Félix Evens, Reuters

Il a fallu presqu’un an depuis le début de l’épidémie de choléra en Haïti pour que les scientifiques obtiennent une preuve concluante que la bactérie du choléra en Haïti est identique à une bactérie au Népal. Drs Frank Aarestrup du Danemark, Paul Keim de l’Arizona, et Geeta Shakya de Katmandou ont recemment mené une étude qui a fourni cette preuve.

Lorsque le choléra infecte l’homme, l’ADN de cette bacterie change rapidement. Cela rend le choléra une cible mouvante et très difficile pour combattre avec des vaccins. D’autre part, lorsque deux sources de choléra se révèlent être identiques, on peut dire avec confiance qu’elles proviennent du même endroit our personne infectée.

Séquence de l’ADN en double hélice

En comparant les séquences complètes de l’ADN (également appelées «génomes») provenant du choléra en Haïti aux séquences complètes de l’ADN provenant du choléra au Népal, le groupe international de scientifiques a constaté que le choléra en Haïti correspond exactement à l’un des quatre choléra Népalais. La ressemblance entre les choléra haïtiens et népalais a été si forte que, dans une séquence d’environ 4.000.000 de bases de l’ADN, tous furent d’accord sauf un ou deux. La resemblance est aussi bonne que de comparer un volume complet des œuvres de Shakespeare à un autre, découvrir seulement une ou deux lettres de différence, et conclure que les deux volumes sont en effet les mêmes oeuvres de Shakespeare. Les techniques pour ce type d’étude sont extrêmement chères, mais très rapides et pas particulièrement difficiles.

Vibrio cholerae O1 Ogawa biotype El Tor bactérie identifié comme la source unique du choléra en Haïti

On pourrait raisonnablement se demander s’il est nécessaire de comparer chaque lettre entre deux volumes de Shakespeare pour décider qu’ils sont les mêmes. Pourquoi ne pas verifier, par exemple, les titres de section pour les mêmes séquences d’actes de théâtre et la même succession de poêmes? En effet, il existe des techniques plus anciennes et moins coûteux pour examiner l’ADN qui se fassent come cela. C’est ainsi que le Center for Disease Control (CDC) a constaté que la souche de choléra en Haïti est Vibrio cholerae O1 Ogawa biotype El Tor. C’est également comment le CDC a découvert que tous les haïtiens qui ont été atteints par le choléra portaient des bactéries identiques, ce qui a été interprétée comme signifiant que l’épidémie haïtienne avait une source unique.

Si le cout a été un problème pour le CDC, ce n’était certainement pas pour les groupes qui favorisaient la technologie la plus moderne. Selon ces derniers, deux “livres” du choléra peuvent être examinés à une résolution « d’une seule lettre” plus de 30 fois en moins de 24 heures.

Alors pourquoi at-il fallu 11 mois pour connaitre la source du choléra en Haïti? La seule raison pour laquelle il a fallu si longtemps pour découvrir que le choléra en Haïti provenait le Népal est parce que les scientifiques n’avaient pas pris la peine de comparer le choléra en Haïti aux choléra du Népal.

À l’époque où une connaissance précise de la source de l’épidémie aurait sauvé la vie a tant de personnes, et probablement causé la chute du rénouvellement de l’ONU (MINUSTAH) en Haïti, le groupe scientifique de John Mekalanos à Harvard a promis qu’il réaliserait l’étude qui a été finalement réalisé par Aarestrup, Keim et Shakya. Mekalanos a dit que la preuve concluante de l’origine du choléra ne pourrait provenir que des études utilisant les méthodes les plus modernes. D’autres scientifiques se sont excusés du project, parce que premièrement c’était Harvard, et deuxièmement, ils ne pouvaient pas acheter cette nouvelle technologie. Au lieu de faire une étude appropriée, cependant, le groupe Mekalanos a comparé l’ADN du choléra d’ Haïti à l’ADN de trois types de choléra provenant d’autres épidémies. Pas un seul d’elles a été du Népal.En fin de compte le groupe de Harvard a publié un article dans lequel le mot « Népal » n’aparassait pas même pas une seule fois. Ils ont été utilisés les cholera d’une épidémie au Pérou et deux épidémies différentes au Bangladesh. Ils ont simplement conclu que le choléra en Haïti est asiatique: un fait qui était déjà connu des études du CDC.Dr Mekalanos avait ceci à dire au cours d’un entretien avec Science Watch en Février 2011:

“Mes collègues et moi avons été très clair en disant que les preuves génomiques disent que cette souche en Haïti a son origine en Asie du Sud. Certes, le Népal fait partie de l’Asie du Sud. On a besoin de plus d’enquêtes pour savoir mieux, et une commission a été établie par l’ONU pour examiner la possibilité.”

Sans exagérer, on peut dire, par exemple, que l’étude du choléra par Harvard était comme ceci: obtenir des instruments les plus sensibles et les scientifiques les mieux formés pour tester pour le radiations de Fukushima, chercher partout dans le monde entier sauf au Japon, annoncer que les catastrophes nucléaires ont probablement eu lieu quelque part en Asie, et puis proposer que des sociétés de l’énergie nucléaire finissent l’enquête.

Contrairement au groupe de Harvard, les scientifiques du Danemark et de l’Arizona ont collaboré avec des chercheurs du Katmandhu qui leurs ont donné des échantillons du choléra recueillis dans 5 districts du Nepal et 24 népalais entre 30 Juillet 1er Novembre 2010. Étant donné que le gouvernement népalais a violemment protesté toutes mentions d’une association avec l’épidémie, les scientifiques népalais qui ont participé à ce projet l’ont fait à des risques personnels considérables. Il était logique de chercher au Népal pour une source possible du choléra en Haïti, parce que les soldats de l’ONU sont arrivés des épidémies de choléra au Népal juste avant le premier cas de la maladie en Haïti.

Le fait que les chercheurs de Harvard n’aient rien trouvé de nouveau sur le choléra d’Haïti ne les a pas empêché de recommander aux Haïtiens de se vacciner immédiatement. Ils l’ont dit malgré que les vaccins contre le choléra ne sont pas recommandés par l’Organisation de la Santé (OMS, aussi WHO) même pour les touristes entrant dans les zones ou le choléra est endémique. Ces vaccins sont considérés comme pire qu’inutile, car ils donnent l’illusion de protection et encouragent un comportement imprudent. Le cholera change rapidement, et alors la vaccination ne dure qu’à peu pres six mois, même contre les souches de choléra pour lesquelles les vaccins sont preparées. Par ailleurs, les vaccins donnent nulle protection contre les autres souches de choléra.

Mais voici ce que le collègue de Mekalanos , le Dr Matthew Waldor a déclaré:

“Il est temps d’envisager sérieusement la vaccination des personnes qui vivent en Haïti et la République dominicaine, non seulement pour sauver des vies, mais pour éviter la propagation de cette nouvelle souche dans d’autres pays de la région.”

Sciences, Universités, Compagnies, et Profits

J’ai été tellement impressionné par cet enthousiasme pour les vaccins que j’ai décidé de vérifier la liste de divulgation que les scientifiques de Harvard ont dû remplir pour leur publication. J’ai trouvé ce qui suit:Plusieurs des scientifiques de Harvard tiennent le stock de Pacific Biosciences, une compagnie qui fabrique les machines et toutes les fournitures pour la méthode plus coûteuse de séquençage de l’ADN pour laquelle ils fasaient la promotion. Une personne sur le projet était un employé de Pacific Biosciences. On pourrait dire, en un sens, que l’étude du choléra en Haïti a été une publicité pour des produits de Pacific Biosciences.

L’étude du choléra d’ Haïti à Harvard peut être considérée comme une publicité pour Pacific Biosciences, où certains des chercheurs tiennent du stock. Cette photo montre une machine de séquençage d’ADN de Pacific Biosciences qui coute 700 millions de dollars. Leurs affaires du 2ème trimestre 2011 s’élèvent à 10.6 millions de dollars et le bénéfice brut, 7.9 millions de dollars.

Le Docteur John Mekalanos et ses Intérêts

Dr Mekalanos a participé dans la formulation d’un vaccin du choléra. Lui et l’Université de Harvard reçoivent des redevances de Vaccine Technologies Inc, une compagnie qui est entré en licence exclusive et accord de développement avec Celldex Therapeutics Inc (anciennement AVANT Immunotherapeutics Inc.) en Janvier 2009. L’accord permet à VTI de développer et commercialiser une programme de vaccination pour CholeraGarde Celldex (R) .

Il est co-fondateur de trois entreprises de biotechnologie: Virus Research Institute, PharmAthene et plus récemment, Matrivax.

Virus Research Institute s’est ensuite fusionné avec une autre compagnie et est devenu Avant Immunotherapeutics Inc., une entreprise qui reçoit aussi des bourses du NIH.

La PharmAthene de Mekalanos est une compagnie de biodéfense pour le développement et la commercialisation de contre-mesures médicales contre les armes biologiques et chimiques. Leurs clients inclusent le Département de la Défense des Etats-Unis, l’Institut National des Allergies et des Maladies Infectieuses, Biomedical Advanced Research Authority and Development, et les Instituts nationaux américains de la santé.

Pour le 2e trimestre de 2011, PharmAthene a vu des revenus de 6.4 millions de dollars comparativement à 4.8 millions de dollars à la même epoque pour l’année 2010: une augmentation de 1.6 millions de dollars. Son programme d’entreprise SparVax, a totalisé 5.3 millions de dollars pour les trois mois se terminant en Juin 30, 2011, comparativement à 2.1 millions de dollars pour la même période en 2010.

La troisième compagnie de Mekalanos, Matrivax Research & Development Corporation à Boston est une petite compagnie privée, avec seulement 8 employés qui a reçu un revenu de 710.000 dollars l’an dernier, partagé par Mekalanos et ses deux partenaires et employés.

Il est directeur du Matrivax qui reçoit des fonds privés, y compris les bourses de la Fondation Bill Gates. Mekalanos est également le fondateur de Versicor qui fait des recherches sur les virus. Versicor est au moins une compagnie de plusieurs millions de dollars, gagnant 22 millions de dollars en investissements pendant l’année 1997. Cette même année, ils ont ciblé “le besoin important médical dans tout le monde pour les antibiotiques [qui] se témoigne a la taille actuelle du marché, qui dépasse actuellement $ 23 milliards de dollars.” La société “a eu accès à une technologie exclusive pour l’identification de nouvelles cibles thérapeutiques dans les bactéries provenant du laboratoire du Professeur John Mekalanos, qui est le Chef du Département de Microbiologie et de Génétique Moléculaire. »

Selon son profil exécutif en Bloomsberg / Businessweek, des informations sur le revenu annuel de Mekalanos, ses stocks, et sa rémunération totale ne sont pas disponibles. Mekalanos n’a laissé aucun conflit d’intérêt l’empêcher de promouvoir son vaccin:

“Quand j’ai entendu en Janvier 2010 qu’il y avait un tremblement de terre en Haïti, la première chose qui m’a traversé l’esprit était ‘combien de temps?’ Je savais que le choléra passerait là, tôt ou tard, la seule question était quand.

“Pourquoi le pays ne s’etait pas stocké avec le vaccin? Vous n’aurez jamais les stocks de ce vaccin si quelques organisations de la santé mondiale ne disent pas qu’il est logique de le faire. Et l’organisation évidente est l’OMS (WHO). Il faut du courage pour faire cette déclaration et de s’y tenir.

“En guise de divulgation complète, j’ai été impliqué dans le développement de vaccins contre le choléra, sorte que vous pourriez dire que je suis en conflit. Toutefois, d’autres ont aussi fait des vaccins contre le choléra. Le problème n’a pas été celle de bien faire un vaccin sûr et efficace. C’est aux agences de dire qu’ils sont prêts à l’utiliser dans le cadre de la politique publique. Après cela je suis sûr que nous pourrons savoir comment obtenir des stocks mondiaux”

L’idée que les tremblements de terre causent le choléra est absurde. Les tremblements de terre ne peuvent pas créer le choléra. Le choléra peut être libéré par la contamination de l’eau potable par des eaux usées lors des tremblements de terre, mais ceci ne peut pas arriver dans des endroits où le choléra n’existe pas déjà dans les eaux usées. Il n’existe aucune preuve que le choléra ait jamais existé en Haïti avant l’Octobre 2010. La première apparition du choléra fut explosive et dans la région de l’Artibonite: une zone rurale qui n’avait pas subi de dommages par le séisme. A Port-au-Prince, où les dégâts du tremblement de terre ont été massive, l’incidence du choléra a été cinq fois moins que celle de l’Artibonite.

Fait intéressant: le soutien le plus enthousiaste pour les efforts de Harvard pour vacciner les Haïtiens est venu de nul autre que l’ONU: du Directeur de l’Organisation panaméricaine de la santé (OPS, aussi PAHO), le Dr John Andrus.

“Je vois une réelle opportunité de vacciner les groupes vulnérables dans les pays qui n’ont pas encore vu l’épidémie, mais que nous savons seraient très vulnérable si le choléra est importé …. Je m’inquiète au sujet de certains des pays les plus pauvres des Caraïbes. Je m’inquiète de l’Amérique centrale. « 

La première action d’Andrus pendant l’épidémie était de donner une conférence de presse. Là, il a annoncé que l’on doit s’attendre à plusieurs milliers de morts Haïtiens du choléra, et il a plaidé pour des dons de 164 millions de dollars à l’ONU et un groupe de 42 ONG qu’il avait rapidement réuni sous l’égide de l’OPS.

Plusieurs fois, l’ancien gouvernement du président Préval est venu sous une forte pression de l’ONU pour vacciner la population haïtienne, et chaque fois le ministère haïtien de la Santé Publique a refusé. Si le ministère avait acquiescé aux campagnes de vaccination, l’ONU, par l’intermédiaire de l’OPS, aurait acheté des doses massives du vaccin de Mekalanos. Harvard et ses affiliées d’affaires aurait réalisé de grandes bénéfices.Il est intéressant de noter que la source de choléra en Haïti a été identifié, non pas par des chercheurs américains ou européens plusieurs mois après l’épidémie, mais par les Haïtiens chez eux et au diaspora dans les premiers jours du choléra.

Dans un autre article en octobre 2010, j’ai ecrit que l’épidémie avait été introduite en Haïti par les Nations Unies. Peu après le Maire et citoyens de Mirebalais avaient porté à l’attention de la presse leur observation que l’épidémie avait commencé en aval de la base de l’ONU des soldats népalais près du village de Meille dans la région de l’Artibonite.

Une étude épidémiologique plus formelle dirigée par le Docteur Renaud Piarroux a confirmé et renforcé cet été les observations initiales. Deux haïtiens ont contribué à l’étude comme auteurs: le Dr. Robert Barrais, un épidémiologiste au Laboratoire National de la Santé Publique en Haïti, et le Dr. Roc Magloire qui est le directeur de cette institution. D’autres épidémiologistes et authorités medicales Haïtiens se sont ont excusés d’être co-auteurs du document, en raison de préoccupations au sujet de représailles.

Surtout, l’équipe Piarroux en France et en Haïti a conclu qu’il doit y avoir eu des cas actifs de choléra parmi les troupes de la MINUSTAH népalais en Octobre dernier pour que la dose de choléra dans l’eau du fleuve Artibonite ait été mortelle:

“A notre connaissance, seules des doses infectieuses plus de 10.000 bactéries peuvent produire une infection bénigne sur des volontaires sains et des doses plus élevées sont nécessaires pour provoquer des infections graves. A atteindre de telles doses dans la rivière Meille n’est pas compatible avec la quantité de bactéries excrétées par des porteurs asymptomatiques, alors que si un ou plusieurs soldats ont été incubation de la maladie en arrivant, ils auraient ensuite excrétés des selles diarrhéiques contenant 10000 à 10000000 millions de bactéries par litre. Nous pensons donc que les cas symptomatiques ont survenus à l’intérieur du camp de la MINUSTAH.”

Cela implique un cover-up par l’ONU, qui continue à prétendre qu’aucun de ses troupes n’a jamais été malade et atteint du choléra.

Au moins six études scientifiques ont résulté de l’épidémie de choléra haïtienne, mais seulement deux ont abouti à des résultats de conséquence. Chacun de ces études a rejeté les découvertes par les Haïtiens comme une simple “rumeur”, bien qu’il ait été ces résultats, avec la tenue des dossiers par des haïtiens et cubains, qui ont rendu possible l’étude épidémiologique par les Français. Si les haïtiens n’avaient pas identifié la source du choléra, il ne pourrait jamais avoir été découvert, mais plutôt l’épidémie aurait été blâmé sur la supposée mauvaise hygiène des pauvres, et l’ONU et les ONG auraient exploité l’épidémie comme une autre occasion de s’enrichir du malheur des Haïtiens.

Étonnamment l’étude française n’a fourni aucune explication pour le fait que le choléra a réussi à atteindre l’île de la Gonâve, et a accepté l’explication du gouvernement que les prisonniers qui sont morts du choléra avaient reçu l’eau de la rivière pour boire. En fait, au debut le choléra s’est répandu beaucoup trop rapidement à travers le pays pour être expliqué par autre chose qu’une grande distribution de la bactérie dans l’eau infectée en bouteille. Après j’ai signalé cela au début de l’épidémie, le gouvernement haïtien a interrompu les distributions des « dlo nan saché » (l’eau dans des sachets plastiques) qui se distribuaint comme « l’eau purifiée » dans tout le pays. L’arrêt de cette distribution de l’eau infectée a probablement sauvé des vies.Piarroux s’arrêta de suggérer que certains moyens de distribution d’eaux hautement infectées ont été impliqué dans l’épidémie. Il a dit, toutefois, qu’il ne pouvait pas expliquer le mécanisme par lequel les gens ont été mortellement infectés bien en aval de l’affluent Meille de l’Artibonite, où l’eau du fleuve, se déplaçant à plus de 100 mètres cubes par seconde, aurait rapidement dilué le choléra à des doses non létales.

Certainement l’un des enseignements les plus importants du tremblement de terre et de l’épidémie de choléra est que les Haïtiens peuvent se sauver les uns les autres. Pendant les premiers jours de l’épidémie, lorsque les enquêtes scientifiques de l’origine du choléra etaient plus d’importantes, il n’y avait pas de plan pour une étude épidémiologique approfondie ni pour une comparaison de l’ADN du choléra en Haïti à ceux du Népal. Il a fallu la communauté scientifique internationale près d’un an pour faire son travail, et à chaque étape, il furent obligés a le faire a cause de la honte de voir les Haïtiens s’aider les uns les autres.

La preuve que l’ONU a apporté l’épidémie de choléra en Haïti est venu beaucoup trop tard, mais peut-être quelque chose proviendrait de cela, a part des publications et distinctions pour les chercheurs occidentaux. Lorsque le Conseil de Sécurité des Nations Unis considèra la prochaine mandat de la MINUSTAH, en Octobre de cette année, les Docteurs Renaud Piarroux, Frank Aarestrup, et Paul Keim devront se lever et expliquer pourquoi les soldats de la MINUSTAH doivent être immédiatement retirés d’Haïti afin de prévenir des épidémies nouvelles. Les scientifiques devront en outre proposer que les pays de la MINUSTAH fassent des réparations pour leur pollution des rivières et aquifères d’Haïti.

Au lieu de promouvoir les vaccins inutiles aux Haïtiens, l’ONU devrait indemniser les familles des victimes du choléra et financer la construction d’égouts et stations d’épuration à travers le pays en utilisant des haïtiens pour cette entreprise à tous les niveaux.

Source: Haiti Chery

Copyright © Dady Chery 2011-2013. Touts droits réservés.


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