HomeDC TranslationsSoaring Food Prices in Haiti | Flambée du prix des produits de première nécessité sur le marché haïtien

Soaring prices of basic commodities in Haitian street markets

By Ricardo Pierre Placide

Le Matin

English | French

Translated from the French by Dady Chery, Haiti Chery

The two carnivals organized by President Martelly seem not to have brought any “well being” to the population, which continues to see its living standard deteriorate. Now Haitian households face soaring prices for essential commodities while more than ¾ live below the poverty line.

An open-air market in Port-au-Prince, Haiti, on January 26, 2010 (Photo: Thony Belizaire).

For over two months, many Haitian households, especially the poorest, have faced an unprecedented increase in the prices of essential commodities: a situation with negative effects on both the budget they allocate to feed their families and their standard of living. Bienheureuse Lucienne, a 47-year old mother of three says that nowadays she has to increase by nearly 40 percent the budget she allocates to food so as to maintain the same diet for her children.

This statement is supported by a young vendor Marietta Etienne at Croix des Bouquets Market who explained that:

  • A crate of eggs that formerly sold for 1,500 gourdes now costs 2,100 ($35 to $49), an increase of 40 percent.
  • Same situation for a 25-pound bag of rice that sold for 850 gourdes and has already reached the level of 1,000 gourdes ($20 to $23).
  • While the price of sugar increased from 1,850 to 2,450 gourdes ($43 to $57).
  • In addition, a bag of flour that was selling at 1,350 now costs 2,100 gourdes ($31 to $49), a 58 percent increase.

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[Haitian unemployment is currently 80 percent, and those employed earn about $3.50 per day, although the official minimum wage is $5.00 per day. DC]

This price boom has created a situation of poor sales for the vendors.

“Before the price increase, business wasn’t the best, but the situation became worse in recent days,”

reported Marietta Etienne.

“For two days, my products can no longer find any takers, and I know that the price increase has a lot to do with it. Before, we used to sell a few cans of rice [about 2 cups] and other products daily, but now selling a can has become a real challenge for vendors,” she added.

Although for most vendors, this observed increase in the price of goods dates from only two weeks, the last two reports published by the Haitian Institute of Statistics and Information (IHSI), reported this upward trend months ago.

Indeed, during the month of May the cost of line item “Food, Beverages and Tobacco” was thought to increase by 0.3 percent, with the main products being rice (0.7 percent), millet (0.9 percent), corn grain (1.7 percent), beef (1.1 percent), pork (1.4 percent), ham (4.4 percent), fresh fish (1.2 percent), dried fish (3.4 percent on average) and potato (0.4 percent).

And during the month of June, the increase in the consumption line item went from 0.3 to 0.9 percent per month. Again, the main products that contributed to this significant increase were rice (0.6 percent), bread (6.0 percent), red herring (5.1 percent), salted herring (9.0 percent), cod (4.3 percent), unsweetened evaporated milk (3.1 percent), onion (3.1 percent), tomato (4.6 percent), yam (3.3 percent), breadfruit (2.0 percent), raw sugar (1.9 percent), and refined sugar (3.4 percent).

This comes while the country recently organized two carnivals within the year: one in Cayes, the other in Port-au-Prince. The organization of this cultural event was attacked by various sectors of national life that criticized the head of state for not addressing the priorities of the Haitian people, who are unemployed and hungry.

Commodity prices may continue to climb, given the prevailing global trends.

First there is the political climate that continues to deteriorate in the Arab world: major oil producer. This could contribute to a rise in oil prices and make imported products much more expensive for smaller countries like Haiti. Second, it is customary in Haiti for every rainy season to cause huge losses of certain products, which would not work in favor of Haitian agriculture and even less for households. As the return to school approaches, many people are asking what strategy will be adopted by team Martelly to make the lives of Haitians “rosier.” [A Martelly campaign promise. DC]

VIDEO: Food prices take off (15 min, French)

ppricardo1983@yahoo.fr

Source: Le Matin (French) | AlterPresse (Video, French) | Haiti Chery

Flambée du prix des produits de première nécessité sur le marché haïtien

Par Pierre Ricardo Placide

Le Matin

anglais | français

Les deux carnavals organisés par le président Martelly semblent ne pas apporter de « mieux être » à la population qui continue de voir son niveau de vie se dégrader d’avantage. Désormais, les ménages haïtiens font face à une envolée du prix des produits de première nécessité alors que plus de ¾ d’entre eux vivent en dessous du seuil de pauvreté.

Un marché à Port-au-Prince, Haiti, le 26 janvier 2010 (Credit: Thony Bélizaire).

Depuis plus de deux mois, bon nombre de ménages haïtiens, surtout les plus pauvres, font face à une augmentation sans précédent du prix des produits de première nécessité. Une situation qui a des répercussions négatives tant sur le budget qu’ils allouent à l’alimentation des membres de leur famille que sur leur niveau de vie. Bienheureuse Lucienne, mère de 3 enfants et âgée de 47 ans, a fait savoir que de nos jours elle doit augmenter de près de 40% le budget qu’elle consacre à l’alimentation pour tenir la même ration alimentaire à ses enfants.

Une déclaration soutenue par Mariétta Etienne une jeune vendeuse au niveau du marché de la Croix des bouquets qui a fait le même constat. Elle a expliqué que:

  • La caisse d’œufs qui se vendait à 1500 gourdes coûte désormais 2100 gourdes, soit une hausse de 40,0%.
  • Même cas de figure pour le sac de riz de 25 kilos qui se vendait à 850 gourdes et qui atteint déjà la barre de 1000 gourdes.
  • Alors que celui du sucre est passé de 1850 gourdes à 2450 gourdes.
  • De plus, le sac de farine qui se vendait à 1350 gourdes coûte maintenant 2100 gourdes.

Cette envolée des prix a engendré une situation de mévente chez les vendeurs.

« Avant la hausse des prix, la vente n’a pas été meilleure cependant le cas s’est empiré depuis quelques jours »,

a fait savoir Mariétta Etienne.

« Depuis deux jours, mes produits ne trouvent plus de preneurs et je sais que l’augmentation des prix y est pour beaucoup. Avant, on avait l’habitude de vendre quelques marmites de riz et d’autres produits quotidiennement mais aujourd’hui, vendre une marmite devient un grand défi difficile à relever pour les marchands », a-t-elle ajouté.

Bien que pour la plupart des marchands, cette augmentation constatée au niveau du prix des biens, date de deux semaines, les deux derniers rapports publiés par l’Institut Haïtien de Statistique et d’Informatique (IHSI), fait état de cette tendance haussière depuis des mois. En effet, au cours du mois de mai le poste de consommation « Alimentation, Boissons et Tabac » avait crut de 0,3 % et les principaux produits à la base ont été le riz (0,7 %), le millet (0,9 %), le maïs en grain (1,7 %), la viande de bœuf (1,1 %), la viande de porc (1,4 %), le jambon (4,4 %), les poissons frais (1,2 %), les poissons séchés (3,4 % en moyenne) et la patate (0,4 %).

Et au cours du mois de juin la hausse observée au niveau de l’indice du poste de consommation est passé de 0,3% à 0,9% en rythme mensuel. Encore les principaux éléments ayant contribués à ce surenchérissement ont été le riz (0,6%), le pain (6,0%), le hareng saur (5,1%), le hareng sel (9,0%), la morue (4,3%), le lait évaporé non sucré (3,1%), l’oignon (3,1%), le tomate (4,6%), l’igname (3,3%), l’arbre véritable (2,0%), le sucre brut (1,9%) et le sucre raffiné (3,4%) qui ont crut de manière significative.

Cette situation survient à un moment où le pays vient d’organiser deux carnavals en l’espace d’une année : l’un aux Cayes et l’autre à Port-au-Prince. L’organisation de ce dernier événement culturel avait reçu des flèches de divers secteurs de la vie nationale qui avaient reproché au chef de l’Etat de ne pas s’être adressé aux priorités du peuple haïtien qui sont le chômage et la faim.

Cette augmentation du prix des biens risquent de continuer, vu le contexte prévalant sur l’échelle mondiale.

D’abord il y a le climat politique qui ne cesse de se détériorer au niveau du monde arabe, grand producteur de pétrole. Ce qui pourrait contribuer à hausser le prix du baril de pétrole et rendre plus chers les produits importés par les petits pays dont Haïti.

Deuxièmement, il est coutumier en Haïti qu’à chaque saison pluvieuse on enregistre des pertes énormes de certains produits. Ce qui ne jouera pas en faveur de l’agriculture haïtienne et encore moins des ménages. À l’approche de la réouverture des classes, nombreux sont ceux qui se questionnent sur la stratégie qui sera adoptée par l’équipe de Martelly en vue de rendre « rose » la vie des citoyens haïtiens.

VIDEO: Le décollage par la hausse des prix (15 min).

ppricardo1983@yahoo.fr

Source: Le Matin | AlterPresse (Video)


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