Haiti Has Lowest Inmate Per Capita in Caribbean and 70% Await TrialHaiti: le taux le plus faible des incarcérés aux Caraïbes and 70% attendent encore leur jugement

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Canada and the U.S. are itching to build prisons in Haiti.  True, Haiti’s prisons hold three times more prisoners than the capacity for which they were built, but Haiti does not need more prisons, it needs better prisons and fewer prisoners.  Already Haiti has the lowest per-capita number of inmates in the Caribbean, at a rate of 55 per 100,000.  It turns out that more than two thirds of those incarcerated have never been tried. In prison: young, old, and contagious are thrown together.  Two hundred of seventy five inmates have died of cholera because the prisons are not supplied with clean drinking water.  Many of the inmates are political prisoners who were locked up after Aristide’s overthrow.  The sensible thing to do is to respect these individuals’ rights.  This should have the salutary effect of dropping Haiti’s incarcerations to a number very close to the country’s prison capacity.

Dady Chery, Editor
Haiti Chery

Haiti Has Lowest Number of Prisoners Per Capita in the Caribbean

By Staff
Haiti Libre (English)

English | French

Haiti is the Caribbean country with the smallest number of prisoners. This is what came out in the ninth study of the “World Prison Population List” by the International Centre for Prison Studies, a partner of the University of Essex.  The study covered 218 countries and independent territories.

According to this study, on December 31, 2010 the Haitian prison population was 5,331, or 55 prisoners per 100,000 inhabitants, the lowest rate in the Caribbean! Our neighbor, the Dominican Republic counted 21,050 prisoners, or 213 per 100,000.

The prize for the Caribbean region goes to the Virgin Islands (U.S.) with 539 per 100,000, while for the United States the figure rises to 743 people per 100,000, a total of 2,292,133 behind bars!

Also according to the same study, in Haiti 67.7% of the prison population were pre-trial detainees / remand prisoners (often for years), 8.6% were females, 3.9% were juveniles / minors / young prisoners (they are often detained with adults).

The study also indicated that there are 18 prisons in the country and that three of these have been inoperative since June 2010 because of the January 12, 2010 earthquake.

The capacity of the prison system was 2,448 as of March 2009.

Source:  Haiti Libre (English)

For data on other countries or prison groups, check the interactive maps here.

House where a family of 14 lived after a prisoner’s cousin took in his four children (source: RNDDH).

70% of Haiti Inmates Awaiting Trial, Says Human Rights Organization

By Staff
AlterPresse

English | French

Translated from the French by Dady Chery for Haiti Chery

Port-au-Prince – 70% of the 2011 prison population in Haiti consists of people in prolonged pretrial detention, according to a report by the Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH, National Human Rights Defense Network).

The report [below], titled “Impact of prolonged pretrial detention on Haitian society,” was released on October 28, 2011.

Of the 7,254 people currently incarcerated in 16 prisons in Haiti, only 2,152 have been sentenced by a court.

The other 5,102 (or 70.33% of the prison population) are awaiting trial, reports the RNDDH.

The organization for the defense of human rights protests the systematic prolonged pretrial detentions by magistrates and commissioners of the government.

This is a violation of the principle of presumed innocence that should be enjoyed by everyone, says the agency, noting that some detainees were sent to prison without even being heard by a judge.

The study conducted by the network shows that the prolonged illegal detention of fathers and mothers has many adverse consequences, such as: begging, delinquency (particularly juvenile), school dropout, and the prostitution of teenagers who find themselves forced into prostitution to survive.

The disintegration and dispersion of families are additional problems caused by prolonged incarceration, notably of the parents.

RNDDH wants investigations to be given priority over arrests and incarcerations.  It also wants a period to be set, not exceeding two (2) months, for the assignment of the examining judges to conclude the investigations that have gone on for several years.

The organization for the promotion and defense of human rights also advocates making an inventory of the records currently outstanding in the judges’ files, and bringing them to the examining judges so that they give special attention to those inmates who are incarcerated far from the jurisdictions where they were tried.

The human rights defense network also recommends the establishment of a special criminal court during the 2011-2012 judicial year, to regulate detention and the construction of new prisons so that they meet international standards.

 Source:  AlterPresse (French) | Haiti Chery (English)

RNDDH: Impact of prolonged pretrial detention on Haitian society (PDF in French)

© Copyright 2011. This material is available for republication as long as reprints include verbatim copy of the article in its entirety, respecting its integrity. Reprints of this English translation must cite the original authors, Dady Chery and Haiti Chery, and also include a “live link” to the article.


Le Canada et les Etats-Unis désirent construire des prisons en Haïti. Certes, les prisons d’Haïti détiennent trois fois plus des prisonniers que la capacité pour laquelle ils étaient construits, mais Haïti n’a pas besoin de plus de prisons, elle a besoin de meilleurs prisons et moins de prisonniers. Déjà Haïti a le taux le plus faible de détenus par personnes aux Caraïbes, à 55 pour 100.000. Il s’avère que plus des deux tiers des personnes incarcérées n’ont jamais été jugés. En prison: jeunes, vieux, et contagieux sont tous jetés ensemble; 275 détenus sont morts du choléra parce que les prisons ne sont pas alimentés en eau potable. Beaucoup d’incarcérés sont des prisonniers politiques qui ont été enfermés après le renversement d’Aristide. La seule chose sensée à faire est de respecter les droits de ces gens. Cela aurait l’effet salutaire de réduire les incarcérations en Haïti à un nombre assez proche de la capacité des prisons du pays.

Dady Chery, Editor
Haiti Chery

 

Haiti a le taux le plus faible de détenus par personnes aux Caraïbes

Par le personnel
Haiti Libre (anglais)

français | anglais

Traduit en français par Dady Chery pour Haiti Chery

Haïti est le pays aux Caraïbes avec le taux le plus faible de prisonniers. C’est ce qui est sorti de la neuvième étude de la «Liste World Prison Population» par le Centre international d’études pénitentiaires, un partenaire de l’Université d’Essex. L’étude était portée sur 218 pays et territoires indépendants.

Selon cette étude, le 31 Décembre 2010, la population carcérale haïtienne était 5331, soit 55 détenus pour 100.000 habitants, le taux le plus bas aux Caraïbes! Notre voisine, la République Dominicaine comptait 21 050 détenus, soit 213 pour 100.000.

Le prix pour la région des Caraïbes va aux Iles Vierges (américaines) avec 539 pour 100.000, alors que pour les Etats-Unis, le chiffre s’élève à 743 personnes par 100.000, un total de 2.292.133 derrière les barreaux!

Toujours selon la même étude, en Haïti 67,7% de la population carcérale étaient des prévenus / en détention provisoire (souvent pendant des années), 8,6% étaient des femmes, 3,9% étaient des juvéniles / mineurs / jeunes détenus (ils sont souvent détenus avec des adultes).

L’étude a également indiqué qu’il existe 18 prisons dans le pays et que trois d’entre eux ont été inopérants depuis Juin 2010 en raison du tremblement de terre du 12 Janvier, 2010.

La capacité du système pénitentiaire était de 2448 en Mars 2009.

 

Origine:  Haiti Libre (anglais) | Haiti Chery (français)


© Copyright 2011.
Ce matériel est disponible pour la réédition tant que les réimpressions auraient une copie verbatim de l’article complet, en respectant son intégrité. Réimpressions de cette traduction en francais doivent citer l’auteur, Dady Chery et Haïti Chery, et avoir également un «lien directe» à l’article.

Pour des données sur d’autres pays ou sur des groupes de prisonniers, vérifiez les cartes interactives ici.

 

 

Maison ou vit une famille de 14 personnes parce que le cousin d'un prisonnier a accepté ses quatres enfants (origine: RNDDH).

70% des détenus dans le pays attendent encore leur jugement, révèle le RNDDH

Par rh kft rc apr
AlterPresse (francais)

français | anglais

Port-au-Prince, 4 nov. 2011 — 70% de la population carcérale en 2011 en Haïti est constituée de personnes en détention préventive prolongée, révèle un rapport du Réseau national de défense des droits humains (RNDDH).

Le rapport [ci-dessous] titré « Impacts de la détention préventive prolongée sur la société haïtienne » est sorti le 28 octobre 2011.

7254 personnes sont actuellement incarcérées dans les 16 centres de détention d’Haïti, mais seules 2152 ont entendu leurs peines d’un tribunal.

Les 5102 autres (soit 70,33% de la population carcérale) sont encore en attente de jugement, souligne le rapport du RNDDH.

L’organisme de défense de droits humains s’insurge contre la systématisation de la détention préventive prolongée par les magistrats instructeurs et les commissaires du gouvernement.

Il s’agit d’une atteinte au principe de présomption d’innocence, dont jouit tout individu, ajoute l’organisme, signalant que certains détenus sont envoyés en prison sans être entendus par les juges.

L’étude, conduite par le réseau, démontre combien la détention illégale prolongée, de pères et de mères de familles, engendrent de nombreuses conséquences, comme : la mendicité, la délinquance (en particulier la délinquance juvénile), la déscolarisation et la prostitution des adolescentes qui se voient obligées de se prostituer pour survivre.

Le désagrègement et la dispersion des familles sont d’autres problèmes occasionnés par l’incarcération prolongée, notamment des parents.

Le RNDDH souhaite une priorisation des enquêtes, avant les arrestations et incarcérations, et de fixer un délai ne dépassant pas deux (2) mois aux juges instructeurs pour finaliser les investigations en cours depuis plusieurs années.

L’organisme de promotion et de défense de droits humains préconise aussi de faire un inventaire des dossiers, en souffrance dans les cabinets d’Instruction, et de porter les juges d’instruction à accorder une attention soutenue aux détenus, incarcérés loin des juridictions où ils ont été jugés.

La réalisation des assises criminelles spéciales, tout au cours de l’année judiciaire 2011-2012, dans le but de régulariser la détention et la construction de nouvelles prisons respectant les normes internationales en matière de détention, sont également recommandés par le réseau national de défense de droits humains.

 

Origine: AlterPresse (français)

RNDDH: Impacts de la détention préventive prolongée sur la société haïtienne.

 

 

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