Haiti’s Agriculture Expected to Crash in 2012Vers la diminution de la production agricole en 2012

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English | French

Editorial comment

For three decades Haitian governments, together with USAID, have systematically undermined the country’s agricultural production for its domestic market so as to convert it into an enterprise at the service of export. That Haiti’s food production has lasted so long is a testament to the original robustness of an agricultural sector made up principally of small farmers on rented lands. Yes, the coup de grace might be a drought in the end, but climate change is not to be blamed for the damage to Haiti’s food sovereignty any more than a mite is to be blamed for the ravage to the world’s honeybees. Haiti’s oligarchs, its crooked politicians and their foreign partners deserve full credit. They have toiled at this project much too long not to take bow.

Dady Chery, Editor
Haiti Chery

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Toward a drop in agricultural production in 2012

By Pierre Ricardo Placide
Le Matin

Translated from the French by Dady Chery for Haiti Chery

After a 20 percent drop in Haiti’s agricultural production in 2011, the agricultural sector is under threat of a more drastic reduction to the food supply in 2012 because many parts of the country are facing a protracted and unprecedented drought. This situation could exacerbate food insecurity in the most vulnerable households. According to the National Coordination for Food Security (CNSA), the Departments of the North, Northeast, South, Artibonite and Central Plateau are those at greatest risk.

The drought in parts of the country may further complicate the situation for many Haitian households threatened by food insecurity, said the general coordinator of the CNSA. Agronomist Garry Matthieu believes that the drought in 2012, due to the phenomenon “El Niño,” could be of longer duration. Such a situation, if it persists, could have a negative impact on the food supply in various parts of the country. Therefore, agronomist Matthieu challenges the authorities to seek solutions to compensate for the potential losses and prevent an increase in the number of those living in food insecurity. [In other words, bring in more foreign imports. DC]

We recall that last year such a scenario was already envisioned while the agricultural supply was down 20 percent during the period October 2010 to May 2011, after the severe drought prevailing in several regions the country. And the Departments of the Nord, Northeast, Artibonite and Central Plateau were those most affected. This had the immediate effect of reducing the harvests in these regions.

In 2012, it is almost the same areas that are threatened. The case of the Northeast, according to the CNSA, deserves special attention, since this Department has not received good rains since November 2010: a situation that has caused crop losses in January and February 2012 and is likely to jeopardize the Spring growing season, thus throwing the poor into a situation even more precarious than before.

According to the CNSA, in the Northwest the most endangered foods are maize, sorghum and beans. Harvests are near zero when they should represent nearly 40 percent of the annual production in the area. Apart from the drought in this Department, households also face a problem with the prices of certain products.

The situation is not so different for the towns in the upper Artibonite, namely Anse-Rouge, Terre-Neuve, and Gros-Morne. A prolonged drought in these municipalities had a dual effect on the crops. On one hand, according to CNSA, the drought delayed by a month the preparation of the soil and, on the other, it caused the harvest to start one month earlier. The same situation caused a loss of crops such as sorghum and pigeon peas.

The consequences of all this: the worsening employment situation in agriculture and a rise in the prices of some products, especially as the markets become poorly stocked. This is already happening in some rural markets. An intensification of food insecurity among the poorest strata of society is possible. Therefore the coordinator of the CNSA advises the responsible officials to strengthen follow up procedures and evaluate the level of the next harvest.

ppricardo1983@yahoo.fr

Sources: Haiti Chery (English translation) | Le Matin (French)Commentaire

Pendant trois décennies, des gouvernements haïtiens, en collaboration avec l’USAID, ont systématiquement sapé la production agricole du pays pour son marché intérieur afin de la convertir en une entreprise au service de l’exportation. Le fait que la production alimentaire en Haïti a duré si longtemps est un témoignage sur la robustesse originale d’un secteur agricole composé principalement de petits agriculteurs sur des terres louées. Oui, le coup de grâce pourrait etre une sécheresse à la fin, mais le climat n’est pas à blâmer pour les dommages à la souveraineté alimentaire d’Haïti autant plus qu’une mite est à blâmer pour le ravage des abeilles du monde. Les oligarques d’Haïti, ses politiciens corrompus et leurs partenaires étrangers ont travaillé à ce projet beaucoup trop longtemps pour ne pas saluer le public.

Dady Chery, rédacteur en chef
Haïti Chery

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Vers la diminution de la production agricole en 2012

Par Pierre Ricardo Placide

anglais | français

Après la chute de 20 % de la production agricole l’année dernière, le secteur agricole est sous la menace d’une réduction plus drastique de l’offre alimentaire vu que de nombreuses régions du pays font face à une sécheresse prolongée sans précédent. Cette situation risque d’accentuer l’insécurité alimentaire chez les ménages les plus vulnérables. Les départements du Nord, le Nord-Est, le Sud, l’Artibonite et le haut Plateau central sont les plus exposés, selon la CNSA.
15/06/2012

Selon le coordonnateur général de la Coordination nationale de la sécurité alimentaire (CNSA), la sécheresse sévissant dans certaines régions du pays risque de compliquer davantage la situation de nombreux ménages haïtiens menacés par l’insécurité alimentaire. L’agronome Garry Matthieu estime que cette année la sécheresse, due au phénomène « El niño », pourrait être de plus longue durée. Une telle situation, si elle perdure, pourrait avoir un impact négatif sur l’offre alimentaire dans diverses régions du pays. De ce fait, l’agronome Mathieu interpelle les autorités pour qu’elles recherchent des solutions afin de compenser les potentielles pertes et de prévenir une augmentation du nombre de ceux qui vivent en insécurité alimentaire. [Ce qui veut dire: apporter encore plus d’importations étrangères. DC]

On se rappelle que l’année dernière un tel scénario s’était déjà présenté où l’offre agricole avait chuté de 20 pour cent au cours de la période d’octobre 2010 à mai 2011, suite à la sécheresse intense qui prévalait dans plusieurs régions du pays. Ainsi les départements du Nord, du Nord-Est, de l’Artibonite et le haut Plateau central ont été les plus touchés. Cette situation a eu pour effet immédiat une réduction des récoltes dans les régions susmentionnées.

Cette année, ce sont quasiment les mêmes régions qui sont menacées. Le cas du Nord-Est, selon la CNSA, mérite une attention particulière, vu que ce département n’a pas reçu de pluies satisfaisantes depuis novembre 2010. Une situation qui a provoqué la perte des récoltes de janvier et de février et qui est susceptible de compromettre la campagne agricole de printemps, plongeant ainsi les pauvres en une situation alimentaire beaucoup plus précaire qu’auparavant.

Selon la CNSA, au niveau du Nord-Ouest, les denrées alimentaires les plus menacées sont le maïs, le sorgho et les haricots. Les récoltes y sont quasi nulles alors qu’elles devraient représenter près de 40 % de la production annuelle de la zone. Hormis la sécheresse qui frappe ce département, les ménages font face également à une du prix de certains produits.

La situation n’est pas si différente pour les communes du haut Artibonite, à savoir d’Anse-Rouge, Terre-Neuve, Gros-Morne. La sécheresse prolongée observée au niveau de ces communes a eu un double effet sur les campagnes agricoles. D’une part, selon la CNSA, elle a retardé d’un mois la préparation des sols et, d’autre part, elle a fait débuter un mois plutôt la période de soudure. Cette situation a du même coup engendré la perte des récoltes tels le sorgho et le « pois congo ».

Conséquences de tout cela : aggravation de la situation de l’emploi dans le secteur agricole, augmentation du prix de certains produits d’autant plus que les marchés ne seront pas bien alimentés. C’est déjà le cas de certains marchés ruraux. Une accentuation de l’insécurité alimentaire chez les couches sociales les plus pauvres est donc envisageable. C’est pourquoi le coordonnateur de la CNSA conseille aux responsables concernés de renforcer les suivis et de faire une évaluation de l’importance de la prochaine récolte.

 

ppricardo1983@yahoo.fr

Source: Le Matin

 

Vers la diminution de la production agricole en 2012

By Pierre Ricardo Placide
Le Matin

Après la chute de 20 % de la production agricole l’année dernière, le secteur agricole est sous la menace d’une réduction plus drastique de l’offre alimentaire vu que de nombreuses régions du pays font face à une sécheresse prolongée sans précédent. Cette situation risque d’accentuer l’insécurité alimentaire chez les ménages les plus vulnérables. Les départements du Nord, le Nord-Est, le Sud, l’Artibonite et le haut Plateau central sont les plus exposés, selon la CNSA.
15/06/2012

Selon le coordonnateur général de la Coordination nationale de la sécurité alimentaire (CNSA), la sécheresse sévissant dans certaines régions du pays risque de compliquer davantage la situation de nombreux ménages haïtiens menacés par l’insécurité alimentaire. L’agronome Garry Matthieu estime que cette année la sécheresse, due au phénomène « El niño », pourrait être de plus longue durée. Une telle situation, si elle perdure, pourrait avoir un impact négatif sur l’offre alimentaire dans diverses régions du pays. De ce fait, l’agronome Mathieu interpelle les autorités pour qu’elles recherchent des solutions afin de compenser les potentielles pertes et de prévenir une augmentation du nombre de ceux qui vivent en insécurité alimentaire.

On se rappelle que l’année dernière un tel scénario s’était déjà présenté où l’offre agricole avait chuté de 20 pour cent au cours de la période d’octobre 2010 à mai 2011, suite à la sécheresse intense qui prévalait dans plusieurs régions du pays. Ainsi les départements du Nord, du Nord-Est, de l’Artibonite et le haut Plateau central ont été les plus touchés. Cette situation a eu pour effet immédiat une réduction des récoltes dans les régions susmentionnées.

Cette année, ce sont quasiment les mêmes régions qui sont menacées. Le cas du Nord-Est, selon la CNSA, mérite une attention particulière, vu que ce département n’a pas reçu de pluies satisfaisantes depuis novembre 2010. Une situation qui a provoqué la perte des récoltes de janvier et de février et qui est susceptible de compromettre la campagne agricole de printemps, plongeant ainsi les pauvres en une situation alimentaire beaucoup plus précaire qu’auparavant.

Selon la CNSA, au niveau du Nord-Ouest, les denrées alimentaires les plus menacées sont le maïs, le sorgho et les haricots. Les récoltes y sont quasi nulles alors qu’elles devraient représenter près de 40 % de la production annuelle de la zone. Hormis la sécheresse qui frappe ce département, les ménages font face également à une du prix de certains produits.

La situation n’est pas si différente pour les communes du haut Artibonite, à savoir d’Anse-Rouge, Terre-Neuve, Gros-Morne. La sécheresse prolongée observée au niveau de ces communes a eu un double effet sur les campagnes agricoles. D’une part, selon la CNSA, elle a retardé d’un mois la préparation des sols et, d’autre part, elle a fait débuter un mois plutôt la période de soudure. Cette situation a du même coup engendré la perte des récoltes tels le sorgho et le « pois congo ».

Conséquences de tout cela : aggravation de la situation de l’emploi dans le secteur agricole, augmentation du prix de certains produits d’autant plus que les marchés ne seront pas bien alimentés. C’est déjà le cas de certains marchés ruraux. Une accentuation de l’insécurité alimentaire chez les couches sociales les plus pauvres est donc envisageable. C’est pourquoi le coordonnateur de la CNSA conseille aux responsables concernés de renforcer les suivis et de faire une évaluation de l’importance de la prochaine récolte.

 

ppricardo1983@yahoo.fr

Source: Le Matin

 

 

Vers la diminution de la production agricole en 2012

By Pierre Ricardo Placide
Le Matin

Après la chute de 20 % de la production agricole l’année dernière, le secteur agricole est sous la menace d’une réduction plus drastique de l’offre alimentaire vu que de nombreuses régions du pays font face à une sécheresse prolongée sans précédent. Cette situation risque d’accentuer l’insécurité alimentaire chez les ménages les plus vulnérables. Les départements du Nord, le Nord-Est, le Sud, l’Artibonite et le haut Plateau central sont les plus exposés, selon la CNSA.
15/06/2012

Selon le coordonnateur général de la Coordination nationale de la sécurité alimentaire (CNSA), la sécheresse sévissant dans certaines régions du pays risque de compliquer davantage la situation de nombreux ménages haïtiens menacés par l’insécurité alimentaire. L’agronome Garry Matthieu estime que cette année la sécheresse, due au phénomène « El niño », pourrait être de plus longue durée. Une telle situation, si elle perdure, pourrait avoir un impact négatif sur l’offre alimentaire dans diverses régions du pays. De ce fait, l’agronome Mathieu interpelle les autorités pour qu’elles recherchent des solutions afin de compenser les potentielles pertes et de prévenir une augmentation du nombre de ceux qui vivent en insécurité alimentaire.

On se rappelle que l’année dernière un tel scénario s’était déjà présenté où l’offre agricole avait chuté de 20 pour cent au cours de la période d’octobre 2010 à mai 2011, suite à la sécheresse intense qui prévalait dans plusieurs régions du pays. Ainsi les départements du Nord, du Nord-Est, de l’Artibonite et le haut Plateau central ont été les plus touchés. Cette situation a eu pour effet immédiat une réduction des récoltes dans les régions susmentionnées.

Cette année, ce sont quasiment les mêmes régions qui sont menacées. Le cas du Nord-Est, selon la CNSA, mérite une attention particulière, vu que ce département n’a pas reçu de pluies satisfaisantes depuis novembre 2010. Une situation qui a provoqué la perte des récoltes de janvier et de février et qui est susceptible de compromettre la campagne agricole de printemps, plongeant ainsi les pauvres en une situation alimentaire beaucoup plus précaire qu’auparavant.

Selon la CNSA, au niveau du Nord-Ouest, les denrées alimentaires les plus menacées sont le maïs, le sorgho et les haricots. Les récoltes y sont quasi nulles alors qu’elles devraient représenter près de 40 % de la production annuelle de la zone. Hormis la sécheresse qui frappe ce département, les ménages font face également à une du prix de certains produits.

La situation n’est pas si différente pour les communes du haut Artibonite, à savoir d’Anse-Rouge, Terre-Neuve, Gros-Morne. La sécheresse prolongée observée au niveau de ces communes a eu un double effet sur les campagnes agricoles. D’une part, selon la CNSA, elle a retardé d’un mois la préparation des sols et, d’autre part, elle a fait débuter un mois plutôt la période de soudure. Cette situation a du même coup engendré la perte des récoltes tels le sorgho et le « pois congo ».

Conséquences de tout cela : aggravation de la situation de l’emploi dans le secteur agricole, augmentation du prix de certains produits d’autant plus que les marchés ne seront pas bien alimentés. C’est déjà le cas de certains marchés ruraux. Une accentuation de l’insécurité alimentaire chez les couches sociales les plus pauvres est donc envisageable. C’est pourquoi le coordonnateur de la CNSA conseille aux responsables concernés de renforcer les suivis et de faire une évaluation de l’importance de la prochaine récolte.

 

ppricardo1983@yahoo.fr

Source: Le Matin

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