Drones, Cholera in Broadened UN ‘Peacekeeping’ MandateLe ‘mandat étendu’ de la MINUSTAH

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Fernando Rodrigues Goulart highlights MINUSTAH’s ‘broad mandate’

PRESS RELEASE
UN, via RadioTV Caraibes | Haiti Chery

English | French

Translated from the French by Dady Chery, Haiti Chery

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The heads of the UN peacekeeping missions forces in the Congo (MONUSCO), Haiti (MINUSTAH) and South Sudan (MISNUSS) said today to keep in mind that these operations have broad mandates: from classical peacekeeping to conflict mitigation, and even the fight against cholera. [The latter mandate should come in handy, since cholera follows wherever the UN goes. For example, there is currently cholera in the DRC and South Sudan, as well as Haiti. DC]

Major General Fernando Rodrigues Goulart of Brazil, appointed as Force Commander of MINUSTAH on March 27, 2012.

Generals Fernando Rodrigues Goulart, Moses Bisong Obi and Chander Prakash, respectively the commanders of the forces of the UN Stabilization Mission in Haiti (MINUSTAH), UN Mission in the Republic of South Sudan (MISNUSS), and UN Stabilization Mission in the Democratic Republic of Congo (MONUSCO) gave a press conference at the UN headquarters today in the expectation of a UN General Assembly early adoption tomorrow of the UN peacekeeping operations budget for the period July 2012 to June 2013.

General Chander Prakash, Commander of the MONUSCO force, said the mandate of the peacekeeping mission is two-fold: to protect civilians and stabilize risk areas. Stabilization includes issues as varied as reforms to the security and justice sectors. Of the total number of peacekeepers on the ground in the DRC, 94% of their staff have been deployed in the East of the country, he specified.

General Moses Bisong Obi, Commander of the MISNUSS force, for his part announced that the Mission for which he directs the military contingent had been put in place to support the youngest nation in the world, the Republic of South Sudan. MISNUSS received a strong mandate regarding the protection of people and reinforcement of capacities, said Gen. Bisong Obi. His mission, for which the mandate became effective July 9, 2011, has been deployed in the field for almost a year, he said.

For his part, General Fernando Rodrigues Goulart, Commander of the MINUSTAH force, said the Mission has been very involved in the restoration of security and stability to Haiti, and in the protection of civilians, support for the Haitian National Police, return to the rule of law, and rapid response to natural disasters.

In response to a question about the impact of cholera in Haiti, General Goulart said that MINUSTAH had been actively involved in mitigating the effects of the epidemic from the beginning. MINUSTAH engineers have built cholera treatment centers and health professionals of the Mission actively supported local health authorities. The Mission also undertook the construction of wells and distribution operations of water and hygiene kits, said General Goulart.

Asked about the absence of peacekeepers who speak French from francophone countries where UN missions are deployed, Generals Goulart and Prakash stressed that, although the official language is French, there is also the local language, such as Creole in Haiti, or Lingala in the DRC. In the DRC, general Prakash said, the two major troop-contributing countries are Asian. Therefore, it is not always possible to have peacekeepers mastering the French language, he noted. Nevertheless, he said, the missions have developed an efficient system of work that uses the services of a large number of interpreters and assistants for liaison at the community level.

Questions about the events that occurred in connection with the conflict in South Sudan, during the months of December 2011 and January 2012 were raised, some of which related to the number of potential victims, and the possibility of using technological resources such as drones in Southern Sudan. General Obi replied that the Government of Southern Sudan, whose power is still very new, is putting in place various structures and functions of the state.

MISNUSS has made efforts to anticipate and mitigate the effects of conflict, particularly involving the Government and the churches, the general said. Thus, victims of the fighting that has affected the country were estimated to be not in the thousands but in the hundreds, though it was difficult to confirm the figures given by the local administration. Southern Sudan is a vast country. Also, surveillance equipment and UAVs [drones] will be of use, said General Obi. The Mission was able to locate rebel columns during the clashes that took place, although at the time it lacked accurate maps of the country. This information was transmitted to the government and local community leaders, which enabled them to defend themselves better. As a result, rebel fighters were among the victims of fighting experienced by the Southern Sudan.

 

Sources: UN, via RadioTV Caraibes  (French) | Haiti Chery (English)

 

 

Fernando Rodrigues Goulart a mis en relief le ‘mandat étendu’ de la MINUSTAH

ONU via RadioTV Caraibes

anglais | français

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Les Chefs des forces des missions de maintien de la paix des Nations Unies en République du Congo (MONUSCO), en Haïti (MINUSTAH) et au Soudan du Sud (MISNUSS) ont tenu à rappeler aujourd’hui que ces opérations avaient des mandats larges allant du maintien de la paix classique à l’atténuation des conflits en passant même par la lutte contre le choléra. [Ce dernier mandat devrait être utile, car le choléra suit l’ONU un peu partout. Par exemple, le choléra existe au RDC et au Sud-Soudan, ainsi qu’en Haïti. DC]

Le major-général Fernando Rodrigues Goulart du Brésil, nommé commandant de la Force de la MINUSTAH le 27 Mars 2012.

Les généraux Fernando Rodrigues Goulart, Moses Bisong Obi et Chander Prakash, respectivement Commandants de la force de la Mission de stabilisation des Nations Unies en Haïti (MINUSTAH) ; de la force de la Mission des Nations Unies en République du Soudan du Sud (MISNUSS) ; et de la force de la Mission de stabilisation des Nations Unies en République démocratique du Congo (MONUSCO) ont donné aujourd’hui une conférence de presse au Siège des Nations Unies dans la foulée de l’adoption anticipée par l’Assemblée générale, demain, des budgets des opérations de maintien de la paix onusiennes pour la période allant du mois de juillet 2012 au mois de juin 2013.

Le général Chander Prakash, Commandant de la force de la MONUSCO, a déclaré que le mandat de cette Mission de maintien de la paix était double : protection des civils et stabilisation des zones à risque. La stabilisation inclut des questions aussi variées que les réformes des secteurs de la sécurité et de la justice. Sur l’effectif total des Casques bleus déployés sur le terrain en RDC, 94% de leurs effectifs ont été déployés dans l’Est du pays, a-t-il précisé.

Le général Moses Bisong Obi, Commandant de la force de la MISNUSS, a pour sa part annoncé que la Mission, dont il dirige le contingent militaire avait été mise en place pour soutenir la plus jeune nation au monde, la République du Soudan du Sud. La MISNUSS a reçu un vigoureux mandat en ce qui concerne la protection des populations, ainsi que pour ce qui a trait au renforcement des capacités, a indiqué le général Bisong Obi. La Mission, dont le mandat est entré en vigueur le 9 Juillet 2011, est déployée sur le terrain pendant presqu’un an, a-t-il précisé.

De son côté, le général Fernando Rodrigues Goulart, Commandant de la force de la MINUSTAH, a dit que la Mission a été très impliquée dans le retour à la sécurité et à la stabilité d’Haïti, ainsi que dans la protection des civils, le soutien à la Police nationale haïtienne, le retour de l’état de droit, et la réponse rapide aux catastrophes naturelles.

En réponse à une question sur l’impact du choléra en Haïti, le général Goulart a répondu que la MINUSTAH avait été activement impliquée dans l’atténuation des effets de l’épidémie depuis le début. Des ingénieurs de la MINUSTAH ont construit des centres de traitement du choléra et des professionnels de santé de la Mission ont activement apporté leur soutien aux autorités sanitaires locales. La Mission a également entrepris la construction de puits et des opérations de distribution d’eau et de kits sanitaires, a précisé le général Goulart.

Interrogé sur l’absence de Casques bleus parlant la langue française dans les pays francophones où l’ONU déploie des missions, le général Goulart et le général Prakash ont souligné que même si la langue officielle y était le français, il y avait aussi les langues locales, comme le créole en Haïti, ou le lingala en République démocratie du Congo (RDC). En RDC, a ajouté le général Prakash, les deux principaux pays contributeurs de contingents sont des pays asiatiques. Par conséquent, il n’est pas toujours possible d’avoir des Casques bleus maitrisant la langue française, a-t-il noté. Néanmoins, a-t-il ajouté, les missions ont développé un système de travail efficace qui a recours aux services d’un grand nombre d’interprètes et d’assistants de liaison au niveau communautaire.

Des questions concernant des évènements survenus dans le cadre du conflit au Soudan du Sud, au cours du mois de décembre 2011 et de janvier 2012, ont été posées, dont certaines avaient trait au nombre éventuel de victimes, et à la possibilité d’utiliser des ressources technologiques telles que des drones au Soudan du Sud. Le général Obi a répondu que le Gouvernement du Soudan du Sud, dont le pouvoir est encore très récent, est en train de mettre en place les diverses structures et fonctions de l’État.

La MISNUSS a déployé des efforts pour anticiper et atténuer les effets du conflit, en impliquant notamment le Gouvernement et les églises, a dit le général. Ainsi, les victimes de combats qui ont affecté le pays ont été estimées non pas en milliers, mais en centaines, même s’il était difficile de confirmer les chiffres donnés par l’administration locale. Le Soudan du Sud est un vaste pays. Aussi, des équipements de surveillance, ainsi que l’utilisation de drones y seraient-ils utiles, a dit le général Obi. La Mission a pu répérer des colonnes rebelles durant ces accrochages qui ont eu lieu, même si elle ne disposait pas à l’époque de cartes précises du pays. Ces informations ont été transmises au Gouvernement et aux dirigeants des communautés locales, ce qui leur a permis de mieux se défendre. En conséquence, des combattants rebelles ont figuré parmi les victimes des combats qu’a connus le Soudan du Sud.

 

Source: ONU via RadioTV Caraibes

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