Sabotage Leaves Haitian City of Gonaives Without Municipal WaterLa ville des Gonaïves sevrée par l’Orepa: Trois mois sans eau courante

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Editorial comment

It is imperative that Haitian health authorities check the quality of all drinking water: especially bottled water.

Soon after Haiti’s cholera epidemic, I suggested that the extremely rapid spread of the disease throughout all the country’s Departments might have been due to a distribution of untreated Artibonite River water as purified water. Indeed, a number of individuals who got cholera insisted that they had only drunk bottled water. The health emergency and confusion of the epidemic prevented a careful analysis of the sources of drinking water in the cholera-afflicted areas of Haiti during Fall 2010.  Since then, however, in Zimbabwe 40 water bottling companies have been banned because they were discovered to be selling water that was unsafe to drink.

By contrast to Zimbabwe, in Haiti bottled water is still unregulated by the health authorities. Consequently, the more Haitians come to depend on bottled water for their supply of drinking water, the more they expose themselves to the ingestion of batches of water that might be contaminated with harmful bacteria, and the more vulnerable Haiti becomes to flares of epidemics like cholera.

As suggested by the savage beating last December of three young Haitians by UN troops imediately after they delivered potable water to Cite Soleil, and by the nearly simultaneously sabotage of the Gonaives pumping stations described below, in Haiti all water is being made unavailable except for bottled water. This poses a grave danger to health.

Dady Chery, Editor
Haiti Chery

By Mergenat Exalus
AlterPresse

Translated from the French by Dady Chery, Haiti Chery

Gonaives, Haiti – Serious difficulties in obtaining the services of the Office of Regional Water Supply and Sanitation (OREPA) are being felt by the residents of almost all areas of the city of Gonaives (North) since early 2012, according to the testimony of local residents who are calling on the authorities to assume their responsibility.

Water, this very precious liquid, is not flowing from the taps of gonaïviens’ homes due to acts of sabotage in December 2011 on three out of five pumping stations of the National Water Supply and Sanitation (DINEPA) installed in Châtelain (northeast of the city).

On this occasion, the saboteurs, who could not be identified, carried off a control panel, a switch for distributing current, and over 1,500 feet of electric cable that previously linked Electricity of Haiti (EDH) to the system of pumping stations.

Neighborhoods such as Gattereau, Bienac, K-soleil, Detour Laborde, that depend exclusively on the services of OREPA are those most affected by this water shortage.

Residents of these neighborhoods told AlterPresse that they are having extraordinary difficulties meeting basic daily needs like showering, cooking and laundry.

Artesian wells remain a way out for some. The drilling of a well of this type costs an average of 15,000 to 20,000 gourdes (US $1 is about 40 gourdes).

But well water does not have the confidence of residents, particularly with regard to its potability. Water purified by reverse “osmosis” and sold in shops is preferred. This type of trade, which is beyond the control of health authorities, has greatly expanded in this City of the Independence.

Drinking water has become a real issue and a challenge since the cholera, a disease that spread dramatically during fall 2010 in the city of Gonaives. This water scarcity occurs in the context of a drop in the epidemic and while the first rains of the year are raising fears of outbreaks.

Contacted by AlterPresse on this issue, engineer Jude Pierre, who is in charge of recovery techniques (Chr) said steps are underway in Gonaives to address the problem. Pierre did not say much about when things would get sorted out and whether the measures would have lasting effects.

He said that everything depends on whether those in charge of DINEPA in the capital launch a tender to find a company that can repair the system that was sabotaged and vandalized in December 2011.

OREPA has been the subject of strong criticism from Gonaiviens since its installation in the region to replace the National Drinking Water Service (SNEP).

In 2004 and 2008, the passage of several hurricanes severely damaged Gonaives’ water supply system.

Source:  AlterPresse (French) | Haiti Chery (English)

UPDATES

April 25 (HPN), DINEPA declares that it is ready to start to repair the network for the distribution of water to Gonaives.

May 14 (AlterPresse), Fifteen new cases of people infected with cholera were brought to the Gonaives (North) treatment center (CTC in just one day, on May 10. On May 11, six new cases were added, according to Mireille Sahel, the nurse in charge of the CTC. The two tents housing the CTC in Gonaives are fully occupied with 36 people including 2 children under five years old and 6 less than ten years old. Twelve of the 15 nurses at the CTC have not been paid for four months.

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Commentaire

Il est impératif que les autorités sanitaires haïtiennes vérifient la qualité de toutes eaux à boire: particulièrement l’eau embouteillée.

Peu après l’épidémie de choléra en Haïti, j’ai suggéré que la propagation extrêmement rapide de la maladie dans touts les départements du pays aurait pu être due à une distribution de l’eau de l’Artibonite non traitée comme de l’eau purifiée. En effet, un certain nombre de personnes qui ont eu le choléra ont insisté qu’ils avaient bu de l’eau embouteillée. L’urgence de santé et de la confusion de l’épidémie avaient empêché une analyse minutieuse des eaux embouteillées dans les régions où le choléra avait touché Haïti en automne 2010. Depuis lors, cependant, au Zimbabwe, 40 entreprises d’embouteillage d’eau furent interdites de vendre, car leurs eaux furent découvertes d’être impropres pour la consommation.

En revanche au Zimbabwe, en Haïti l’eau embouteillée n’est pas encore réglementée par les autorités sanitaires. Par conséquent, plus les Haïtiens dépendent de l’eau embouteillée pour leur approvisionnement en eau potable, plus ils s’exposent à l’ingestion des eaux qui pourraient être contaminées par des bactéries nocives, et plus les haïtiens deviennent vulnérables aux épidémies comme le choléra.

Comme suggéré par le sabotage decrit ci-dessous et par le battement sauvage ce décembre dernier de trois jeunes Haïtiens par les troupes de l’ONU immédiatement après qu’ils aient livré de l’eau potable au Cité Soleil, en Haïti toutes eaux deviennent indisponibles, sauf l’eau embouteillée. Cela pose un grave danger à la santé.

Dady Chery, rédacteur en chef
Haïti Chery

Par Mergenat Exalus
AlterPresse

Gonaïves, Haïti — Les résidents de la quasi-totalité des quartiers de la ville des Gonaïves (Nord) éprouvent de sérieuses difficultés à obtenir les services de l’Office régional eau potable et assainissement (Orepa) depuis début 2012 selon le témoignage des riverains appelant les autorités à assumer leur responsabilité.

L’eau, liquide combien précieux, ne coule pas dans les robinets des foyers gonaïviens suite à des actes de sabotage perpétrés en décembre 2011 sur trois des cinq stations de pompage de la Direction nationale de l’eau potable et assainissement (Dinepa) installées à châtelain (nord-est de la ville).

Les saboteurs qui n’ont pas pu être identifiés ont emporté à cette occasion, un panneau de commande, un contacteur servant à distribuer le courant et plus de mille cinq cent pieds de câble électrique reliant l’Electricité d’Haïti (Edh) au système des stations de pompage.

Des quartiers comme Gattereau, Bienac, K-soleil, Detour Laborde dépendant uniquement du service de l’Orepa sont les plus touchés par cette pénurie d’eau.

Les résidents de ces quartiers affirment à AlterPresse avoir toutes les peines du monde pour répondre à certains besoins essentiels et quotidiens comme la douche, la cuisine et la lessive.

Les puits artésiens restent pour certains un moyen de se dépanner. Le forage d’un puits de ce genre coûte en moyenne quinze à vingt mille gourdes.

Mais l’eau des puits n’a pas la confiance des résidents notamment en ce qui concerne sa potabilité. Aussi l’eau « traitée par osmose » vendue dans des boutiques est privilégiée. Ce type de commerce connait d’ailleurs une grande expansion dans la Cité de l’indépendance, échappant au contrôle des autorités sanitaires.

L’eau potable est devenue un véritable enjeu et un défi depuis le cholera, maladie qui s’est répandue de façon spectaculaire à l’automne 2010 dans la ville des Gonaïves. La pénurie d’eau survient dans un contexte de baisse de l’épidémie et alors que l’arrivée des premières pluies de l’année font craindre des flambées.

Contacté par AlterPresse sur ce dossier, l’ingénieur Jude Pierre responsable du Centre technique d’exploitation (Cte) des Gonaïves évoque des démarches en cours en vue de pallier le problème. Pierre ne précise pas pour autant quand les choses pourront rentrer dans l’ordre et si les mesures auront des effets durables.

Selon lui, tout dépend des responsables du bureau central de la Direction Nationale de l’Eau Potable et Assainissement (Dinepa) dans la capitale qui doivent lancer un appel d’offre pour trouver une compagnie capable de réparer le système saboté et vandalisé en décembre 2011.

Depuis son installation dans la région en remplacement du Service national d’eau potable (Snep), l’Office régional eau potable et assainissement (Orepa) est l’objet de vives critiques de la part des gonaïviens.

En 2004 et 2008, le passage de plusieurs cyclones avait sévèrement endommagé le système d’alimentation en eau potable de la ville des Gonaïves.

 

Origine: AlterPresse

 

MIS-À-JOUR

Le 25 avril 2012 (HPN), la Dinepa annonce qu’elle va démarrer les travaux de réparation des réseaux de distribution d’eau dans la ville de Gonaïves dans les prochains jours.

Le 14 mai 2012 (AlterPresse), Quinze nouveaux cas de personnes infectées par le cholera amenés au Centre de traitement (CTC) des Gonaïves (Nord) en seulement une journée, le 10 mai. Le 11 mai, six nouveaux cas sont venus s’ajouter, selon Mireille Sahel, infirmière responsable du CTC aux Gonaïves. Les deux tentes abritant le CTC sont totalement occupées avec 36 personnes dont 2 enfants de moins de cinq ans et 6 de moins de dix ans. Douze des quinze 15 personnes composant le personnel infirmier au CTC n’ont pas reçu de salaire depuis quatre mois.

 

 

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